Retour sur la formation « Perfectionner son expression »

Aprotrad organise plusieurs fois par an des formations conçues sur mesure pour les besoins de ses membres. Voici un compte-rendu du stage « Perfectionner son expression en français dans le cadre de la traduction » d’avril 2019, rédigé par Aurélien Lécuyer.

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La formation dispensée par Isabelle Cros, docteure et chercheuse en didactique des langues et des cultures, s’est déroulée à la Maison des Associations le samedi 13 avril à Orléans. Après des présentations autour d’un café et de viennoiseries, Isabelle nous a exposé le programme de la journée. La matinée a d’abord été consacrée à des points de langue précis choisis par les participants par le biais d’un questionnaire préalable. Nous avons pu ainsi revenir sur les règles d’accord du participe passé, la ponctuation, les temps du passé, l’utilisation du subjonctif, etc. Des rappels qui ont fait du bien à tout le monde!

L’après-midi s’est quant à lui articulé autour de l’écriture. Après un exposé des erreurs fréquentes de vocabulaire et de syntaxe, Isabelle nous a rendu les billets d’humeur que nous avions à rédiger et à lui envoyer en amont en vue d’une correction. Les textes annotés ont permis à chacun et à chacune de prendre conscience des points à améliorer lors de la rédaction. Nous nous sommes ensuite initiés à l’écriture automatique, avant de terminer la journée sur un atelier de transcréation. Le texte, réécrit à partir d’un extrait apporté par chacun, a plus tard été lu à l’assemblée, puis commenté. Cet exercice de transcréation a été pour moi le point fort de la journée, car il a permis d’une part de mettre en pratique ce que l’on a appris lors de la formation, mais aussi d’expérimenter et de retrouver plaisir à écrire au sein d’un cadre bienveillant et agréable. Seul point négatif, le fait que cette activité intervienne en fin de journée fait que c’était forcément un peu court… programme chargé oblige.

En conclusion, beaucoup de bons conseils et de nombreuses pistes à explorer afin daméliorer sa langue écrite!

Pour vous informer sur nos prochaines formations, consultez notre site web et suivez-nous sur Facebook, LinkedIn ou Twitter.

 

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Formation : initiation à la PAO pour les traducteurs

Vous êtes traducteur indépendant, sans compétences en infographie.

Votre client vous envoie un fichier InDesign à traduire en demandant un document cible de mise en page conforme à l’original.

Votre outil de TAO sait traiter les .idml, vous pouvez parfois même avoir un aperçu du document cible, mais pas le modifier directement pour adapter la mise en page.

Vous voulez éviter de sous-traiter la PAO car cela peut impliquer de nombreux allers-retours en amont (un fichier .idml mal segmenté est difficilement exploitable par la TAO et va immanquablement polluer votre mémoire de traduction) et en aval (parfois réduire la taille de la police suffit à remettre un paragraphe sur la bonne page, une légende nécessite juste d’être raccourcie ou recentrée…) de votre traduction.

Apprendre à utiliser InDesign pour réaliser ces petits ajustements vous ferait gagner un temps précieux, mais vous n’avez pas besoin d’une formation complète d’infographiste, ce n’est pas votre métier.

Aprotrad vous propose une initiation à la PAO pour les traducteurs qui répond très exactement à cette attente. La formatrice Claire Fourmond, spécialisée dans la finalisation du texte traduit en vue de son impression, connaît bien vos besoins en la matière et vous permettra de repartir pleinement opérationnel(le).

La date : samedi 10 mars 2018, de 9 h 15 à 17 h 15.

Le lieu : Maison des associations, 46 ter, rue Sainte-Catherine, Orléans.

Le prix : 220 € (la formation répond aux critères de prise en charge par le FIF-PL).

Pour s’inscrire : contacter Catherine De Crignis à catherinedecrignis@orange.fr.

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La professionnalisation des métiers de la traduction

Rosemary Kneipp partage son expérience et nous invite à la réflexion sur la professionnalisation de nos métiers.

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Propos liminaire : Avant de commencer, je voudrais préciser qu’à mon avis, un diplôme ne fait forcément un bon traducteur et qu’on peut être un bon traducteur sans être diplômé.

 

Lorsque j’ai parlé à mes professeurs d’université en Australie de mon souhait de devenir traductrice, ils m’ont découragée. Ce n’est qu’après deux ans passés en France, en 1977, que j’ai appris l’existence de l’ESIT. À l’époque, il n’y avait que deux cursus de traduction en France : l’ESIT et l’ISIT. Une fois diplômée, j’ai vite compris que très peu de donneurs d’ordre pensaient que la traduction était un métier en soi.

J’ai souvent entendu des propos du type : « Ah oui, j’ai ma petite belle-sœur qui est britannique. Elle pourra traduire ce contrat sans problème. Ce n’est pas bien compliqué. » ou bien « Vous savez, vous n’avez pas besoin de passer trop de temps sur la traduction. On veut juste savoir de quoi il s’agit. » J’avais même un client qui me demandait de « taper ce papier en anglais ».

Pour essayer de remédier à ce manque de connaissance, différentes instances, comme la SFT et l’association des anciens étudiants de l’ESIT, se sont penchées sur la question de savoir comment améliorer l’image professionnelle des traducteurs auprès des entreprises en rédigeant des chartes, entre autres, mais le résultat n’a pas été probant. Autant l’interprète jouissait d’une image prestigieuse grâce aux rencontres internationales, autant le vrai métier du traducteur restait toujours méconnu.

Avec l’arrivée du fameux trio européen « LMD » (licence, maîtrise, doctorat), les masters de traduction ont commencé à foisonner en France. J’étais sceptique au début, mais je me suis rendu compte récemment que l’existence même de ces diplômes est sans doute le meilleur moyen de professionnaliser notre métier.

Les associations de traducteurs comme la nôtre peuvent contribuer également à mieux faire connaître notre statut de spécialistes.

Je pense que nous avons intérêt à toujours mentionner nos diplômes de traducteur ainsi que notre appartenance à Aprotrad sur nos cartes de visite et dans nos signatures de courriel.

Qu’en pensez-vous ?

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5 novembre 2016 : venez nombreux à Orléans !

Vous souhaitez découvrir de nouveaux outils ? Apprendre à mieux gérer votre entreprise ? Discuter avec les membres d’Aprotrad ? Venez nombreux à la journée de partage d’expériences que nous vous proposons :

Samedi 5 novembre 2016,
de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h (accueil dès 9 h),
dans les locaux de la Maison des Associations,
46 ter, rue Sainte-Catherine à Orléans
(15 minutes à pied de la gare d’Orléans)

Vous pourrez y assister à des présentations et des tables rondes pour partager conseils et bonnes pratiques sur plusieurs thématiques, telles que : la gestion d’entreprise (devis et factures, impayés…), les méthodes de travail (recherche documentaire…), la sauvegarde des données…

La participation pour les non-membres est de 15 € (déjeuner inclus).

Vous souhaitez venir ? Laissez un commentaire ci-dessous pour que nous vous contactions.

Au plaisir de vous rencontrer !

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Charte des bonnes pratiques de traduction

Comment se construit une charte des bonnes pratiques…

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Cela commence par une assemblée générale, au mois de janvier, où le principe est validé.

Puis se constitue une équipe motivée et débordant d’idées – Aurélie, Catherine, Claire, Noëlle et Sandrine, pour ne pas les citer – qui se réunit plusieurs fois par Skype pour des séances de remue-méninges, pioche son inspiration à droite et à gauche, et élabore un projet de texte définitif qu’elle soumet ensuite au conseil d’administration pour approbation.

C’est alors qu’entre en jeu la graphiste, Capucine de Vitamine C, que nous tenons à remercier vivement au passage pour son écoute et la qualité de son travail J Capucine nous livre trois propositions de mise en forme graphique. La commission Charte en sélectionne une qu’elle affine au fil de plusieurs versions intermédiaires.

Et le résultat : le voici !

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Barbecue annuel d’Aprotrad

Le 12 juin dernier, l’association organisait son barbecue annuel à Vernou-sur-Brenne.

Malgré les timides rayons du soleil, le sourire de notre hôtesse, la convivialité ambiante et les barbecues prêts à faire griller les brochettes et chipos tant appréciées à la belle saison nous ont rapidement réchauffés.

BBQ2016_BBQLe buffet alléchant dressé dehors nous a permis de profiter d’une vue imprenable sur les rives de la Loire. Comme toujours, les membres d’APROTRAD avaient apporté une multitude de denrées et de plats délicieux que nous avons dégustés au fil des discussions. Grillades, salades, quiches, cakes et fromages ont ravi les papilles du joyeux groBBQ2016_Trogloupe attablé dans la cour jusqu’à ce qu’une averse nous oblige à battre en retraite !

À l’abri dans la maison troglodyte, nous avons vite pris nos aises au milieu de fraises, de meringues, de tartes et de gâteaux.

 

La curiosité de la journée ? Des tamarins. Non, je ne parle pas de singes, mais de fruits ! Un fruit très particulier à manger, à la chair aussi sucrée qu’une datte. Je pense que toutes les personnes présentes se souviendront de cette expérience insolite !

Le barbecue annuel de l’APROTRAD donne l’occasion aux membres et à leur famille de se réunir et d’échanger en tous points. Cette année, nous avons parlé du parcours professionnel des uns ou encore des langues et des spécialités des autres. Les thèmes de l’organisation quotidienne et de la communication envers les clients se sont mêlés à des discussions sur les prix, les horaires de travail et les exigences élevées de la traduction, pour en citer quelques-uns.

Deux traductrices qui ont récemment adhéré à l’association étaient présentes. Elles ont ainsi pu mettre un visage sur les personnes qu’elles n’avaient pour le moment rencontrées que virtuellement et recueillir de précieuses informations sur la pratique de notre métier.

Un grand merci à Isabelle de son accueil.

RDV l’année prochaine à tous les membres ; de la première heure, de la « dernière heure » ou en devenir !

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Traduction, plates-formes et richesse : mise au point

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À l’occasion de la fête du Travail, Rue89 republie un article paru il y a quelques mois et qui avait provoqué quelques remous dans la traductosphère : Cloé, traductrice en ligne : « Je suis passée de très pauvre à plutôt riche ».

Pour résumer, Cloé est une jeune femme de 25 ans, traductrice auto-entrepreneur sur une plate-forme qui met des freelances en relation avec des clients, contre une cotisation pour l’abonnement premium et une commission (8,75 %) sur le coût des missions. Cloé adore son métier et apprécie la flexibilité de pouvoir travailler chez elle et s’occuper de son petit garçon.

Chez Aprotrad, les traducteurs professionnels que nous sommes ont été heurtés par un certain nombre de détails révélés dans l’article :

  • Traduction de « plutôt riche » : environ 1 000 € net par mois
  • Cloé ne cotise pas encore pour la retraite
  • « Au début, je m’étais renseignée sur les tarifs auprès d’autres traducteurs. Ils disaient que 12 cents de dollars le mot, c’était le tarif international. Moi je me suis mise à 3 cents par mot, ce qui était déjà pas mal. »
  • « Quand je pose des candidatures aujourd’hui, je cible les boulots où les clients ne sont pas intéressés par un prix bas mais la qualité. »
  • « Je suis joignable à peu près tout le temps. Quand je me couche vers 3 heures du matin, comme les clients sont dans le monde entier, il arrive que certains me contactent en pleine nuit. Je réponds même si je ne devrais pas… »
  • « Cet été, je vais prendre des vacances, au moins deux semaines, même si je vais sûrement travailler car je suis un peu accro. Et puis c’est aussi à peu près notre seule source de revenus… »
  • « Par exemple, la semaine dernière, j’ai traduit la description d’une agence qui fait des publicités dans des magazines de voitures de courses. J’ai travaillé du français à l’anglais. Pour traduire ‘magazine circuits automobile’, j’ai écrit ‘race motors magazine’. »

Passée la première émotion déclenchée par ce naïf aveu d’un dumping intensif, nous avons souhaité décrypter un peu la pratique de cette traductrice qui est certainement représentative d’une partie des jeunes professionnels.

Nous sommes évidemment sensibles à la débrouillardise d’une jeune maman sans travail qui fait des pieds et des mains pour ne pas se contenter du RSA, mais exercer un métier qui la passionne et en tirer de quoi faire vivre sa famille.

Malheureusement, nous pensons, expériences à l’appui, qu’elle s’y prend mal, voire très mal.

Loin de vouloir tirer à boulets rouges sur cette traductrice, nous avons à cœur de rappeler quelques fondamentaux dans l’espoir de voir se raréfier des pratiques qui ne sont jamais profitables à long terme à l’ensemble de la profession.

Point éthique

ON TRADUIT UNIQUEMENT VERS SA LANGUE MATERNELLE

Ce n’est pas pour rien qu’Aprotrad a inclus cette disposition dans sa charte de bonnes pratiques (à paraître prochainement). Lorsqu’on traduit vers une langue que l’on maîtrise moins bien que sa langue maternelle, on peut se faire comprendre, mais pas fournir un résultat aussi précis que s’il avait été rédigé par un locuteur natif. Or faire payer à un client un travail de qualité sous-optimale, ce n’est pas éthique. L’exemple donné dans cet article le montre bien : nos confrères anglophones confirment que « race motors magazine » ne serait pas compris en anglais. Donc à moins que les instructions du client soient « On se moque de la qualité, tout ce qui nous intéresse, c’est que ce soit pas cher et que les lecteurs comprennent à peu près ce qu’on a voulu dire », bannissez pour toujours les traductions vers une langue que vous maîtrisez moins bien.

ON NE PRATIQUE PAS DES TARIFS RIDICULES POUR ÊTRE SÛR D’EMPORTER UN MARCHÉ

Tiens, là encore, c’est un article de notre charte… Il y a à cela deux raisons majeures :

  1. Ce n’est pas rentable : 2 000 mots à 0,03 €, ça fait un gain brut de 60 € pour une journée de travail. Impossible de vivre en France avec ce qui reste de cette somme après avoir payé ses charges sociales, son loyer, son abonnement Internet, sa cotisation à la plate-forme pour le cas qui nous occupe, etc. De plus, il y aura toujours des moins-disants dans les pays où le coût du travail est très bas. Il faut accepter l’évidence qu’un traducteur freelance vivant en France ne peut pas concurrencer le monde sur les prix. Et chercher d’autres stratégies de positionnement, comme une spécialisation pointue par exemple.
  2. Cela fait du tort aux autres professionnels dont les tarifs honnêtes et raisonnables peuvent par comparaison être considérés comme exorbitants par les donneurs d’ordre.

Bonnes nouvelles

  1. La traduction est un métier dont on peut vivre plus que décemment, en payant des impôts et en prenant des vacances. Beaucoup y arrivent très bien. À titre d’exemple, pour 2014, le centre de gestion ARA PL de la région Centre publie un chiffre d’affaires moyen de 47 900 € (de 20 200 € à 87 100 €).

Pour aller plus loin dans le détail des tarifs pratiqués, n’hésitez pas à lire l’enquête de la SFT sur les pratiques professionnelles de la traduction en 2015.

  1. Il y a un marché en dehors des plates-formes ! Dans l’article, Cloé déclare : « Si Elance disparaît, je ne sais pas ce que je ferai… », comme si Elance était son seul client. Outre qu’avoir un unique client est très risqué, Cloé fait erreur. La plate-forme n’est qu’un intermédiaire qui la met en relation avec des clients. Un travail de prospection sérieux lui permettrait de proposer ses services à d’autres intermédiaires comme les agences de traduction et à des clients directs.

Le traducteur russe Dmitry Kornyukhov a publié il y a quelque temps un très intéressant retour d’expérience sur une autre plate-forme bien connue et les raisons qui l’ont conduit à l’abandonner : Is Proz Dead Or Alive ?

 

Pour conclure, rappelons que même si l’on n’aspire pas à une vie sociale trépidante, faire partie d’une association de traducteurs professionnels permet d’échanger des expériences et des conseils très utiles, quelle que soit la phase de développement de son activité.

En outre, la traduction est un métier auquel il convient de se former, et il ne suffit pas d’avoir voyagé ou séjourné à l’étranger pour être capable de bien traduire. Pour en savoir plus sur les formations qui existent, consultez notre liste.

Droits d’auteur illustration : kakigori / 123RF Banque d’images

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