Une « assurance-réussite » pour traducteurs indépendants ?

illustration mindset

Traducteur débutant ou chevronné, qu’est-ce qui différencie donc un professionnel à l’activité florissante de celui qui craint de ne jamais dépasser le plafond de CA du régime de l’auto-entrepreneur ?

Bien sûr, il y a la qualité du travail, passons sur cet aspect, nous savons qu’un mauvais traducteur fait rarement de vieux os dans la profession.

Le facteur qui nous semble fondamental, c’est l’état d’esprit.

Pour réussir, quel que soit le projet ou le métier, il faut un mental de vainqueur. Il est indispensable de tendre vers un but et de ne pas se focaliser sur la situation présente. Lorsque nous avons appris à conduire, l’instructeur nous recommandait de regarder le point que nous voulions atteindre, pas de fixer l’angle (relativement statique) du capot.

Cela paraît peut-être évident, celui qui sait où il souhaite arriver a plus de chances d’y parvenir.

Nous avons tenté de décliner ces généralités en quatre principes concrets, appliqués à la traduction et à son exercice libéral.

1. Se fixer des objectifs SMART…

…et s’y tenir.

Quels que soient nos objectifs (chiffre d’affaires, nombre de clients directs/agences, etc.), élaborons un plan d’action précis pour les atteindre, et suivons scrupuleusement la progression de chaque activité.

À défaut, nos succès pourraient bien être dus au hasard, et donc difficilement reproductibles.

2. Soigner son image…

…en tout temps et en tout lieu.

Ce point est crucial, essentiel, capital, primordial et autres synonymes.

On ne sait jamais par quel biais un client ou un projet de traduction va nous arriver. Une proportion notable de travail peut être drainée par notre réseau au sens large : confrères bien sûr, mais aussi les différentes personnes que nous rencontrons dans des manifestations pas nécessairement professionnelles (conférences, formations, sorties scolaires, club de gym, foire aux vins…).

Il est donc *vraiment* important de toujours renvoyer une image positive. De même qu’« on ne prête qu’aux riches », on est bien plus enclin à confier un travail à quelqu’un qui nous a fait « bonne impression ».

Concrètement, dans les périodes creuses (et nous en connaissons TOUS), réservons nos larmes d’amertume pour nos amis et présentons au monde le visage riant et confiant du professionnel assuré de réussir.

Cette attitude positive a un deuxième effet vertueux : à force d’afficher notre optimisme, nous gagnons en assurance et nous « y » croyons davantage, première condition pour réussir (comme nous le disions plus haut).

3. Cultiver son réseau

C’est un effort de longue haleine, dont il ne faut pas espérer récolter les fruits à court terme. Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Une présence régulière dans les médias sociaux, aux formations et autres réunions informelles de traducteurs contribue à nous faire connaître (et apprécier) de nos pairs. L’idée est que notre nom vienne à l’esprit naturellement, associé à « professionnalisme » et à nos autres caractéristiques. Nous ne pouvons certes pas compter sur nos confrères pour nous fournir tous les contrats dont nous avons besoin, mais si personne ne nous connaît ni ne parle de nous, les chances que notre réputation se développe de manière exponentielle sont assez maigres.

4. Se former

En plus d’enrichir notre réseau, les formations nous… forment. Nous y apprenons énormément de choses qui peuvent nous être utiles dans notre métier, et nous permettre d’améliorer notre travail quotidien, tant en termes de qualité que de productivité.

Beaucoup de traducteurs se laissent arrêter par le coût des formations. Mais nous rappelons que le FIF-PL prend en charge 1 750 € de ces coûts, ce qui est loin d’être négligeable si l’on considère le prix moyen des formations proposées par Aprotrad ou la SFT notamment.

De plus, il nous semble évident que ces dépenses de formation doivent être considérées comme des investissements, au même titre que l’achat d’un ordinateur, d’une chaise confortable ou d’une suite logicielle particulière.

Enfin, les centres de gestion agréés et d’autres organisations proposent de nombreux cours et webinaires intéressants et gratuits.

Il nous vient aussi à l’esprit que les formations « haut de gamme » ont des chances d’attirer des professionnels « qui réussissent », auprès de qui nous avons certainement des choses à apprendre et à qui nous avons à cœur de nous présenter sous notre profil de gagnant.

Conclusion

Notre message est le suivant : pour réussir, il faut y croire, le montrer et s’en donner les moyens.

Nous vous proposons cette petite réflexion à méditer : comment réagirions-nous si notre meilleur client, que nous avons sué sang et eau (oui, la prospection est un gros travail) pour séduire puis fidéliser, nous demandait de monter une équipe pour un projet particulier ou de lui recommander un traducteur dans une autre combinaison de langues par exemple ?

Qui choisirions-nous ? Le collègue qui se plaint systématiquement de n’avoir pas de travail, celui qui dénigre les clients « qui ne comprennent rien/ne se rendent pas compte » ? Ou plutôt celui qui donne toujours l’impression d’être occupé par des travaux intéressants et d’entretenir avec ses clients des relations harmonieuses ?

La réponse est (presque) contenue dans la question. Ce que nous devons viser, c’est d’être ce confrère sympathique qui attire la lumière !

 

Droit d’auteur de l’illustration : i3alda / 123RF Banque d’images

A propos aprotrad

Créée en 1993 par un groupe de traducteurs. Sise en région Centre, APROTRAD rayonne dans l’hexagone et attire des professionnels basés hors de France. Sa dynamique de partage et de collaboration favorise de fructueux échanges au sein du groupe. L’association soutient les actions de promotion de la profession et la formation de ses adhérents. APROTRAD regroupe près d'une centaine de membres, traducteurs, interprètes, sociétés de traduction, représentants de métiers connexes. Les étudiants en filière universitaire de traduction ont la possibilité d’adhérer à l’association. Pour nous contacter, visitez la page http://www.aprotrad.org/contact.html
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Un commentaire pour Une « assurance-réussite » pour traducteurs indépendants ?

  1. Un grand j’aime 🙂

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